Notre histoire

En Octobre 2014, Aïda Younès Frangié décède en 17 jours des suites d’une leucémie foudroyante.

Sa petite fille, Léa Moukanas, alors âgée de 15 ans tente de s’engager dans plusieurs associations qui visent à améliorer la qualité de vie des patients à l’hôpital. Sans succès : on explique à la jeune fille qu’elle est trop jeune. Pourtant, la réalité est bien là : chaque année, 3500 jeunes sont touchés par un cancer avant l’âge de 25 ans. Ces jeunes passent donc leurs journées à l’hôpital entourés d’adultes, ce qui est essentiel, mais loin de leur environnement naturel.

Léa Moukanas décide alors, en Janvier 2015, de créer sa propre association, à laquelle elle donne le prénom de sa grand-mère, pour permettre à des jeunes de moins de 18 ans (entre autres) de s’engager en faveur d’autres jeunes de leur âge.

Il s’agit ainsi de la première association en France qui permet à des lycéens d’intervenir dans les hôpitaux ainsi que la première association créée par des lycéens en Europe. Depuis 2015, l’Association Aïda et Léa Moukanas ont reçu de nombreux prix dont celui d’Entrepreneur Social de l’année à VivaTech.

Le mot de la fondatrice, alors en classe de seconde

Mamie Aïda est partie le 25 Octobre 2014 des suites d’une leucémie foudroyante.

Aïda était toute à l’image de son prénom: forte, combative, douce et attentionnée.

Elle croquait la vie à pleines dents, profitait toujours de chaque instant, et véhiculait cette joie de vivre à son entourage. Ce n’est sans doute pas pour rien que son nom en Arabe signifie « récompense et pardon » et en Allemand « noble combattante. »

Mamie Aïda est née à Tannourine au Nord du Liban le 22 Décembre d’une année qu’elle a toujours su garder secrète. Concluons donc qu’Aïda avait « l’âge de son coeur. » Quant à Tannourine, Aïda était fière de ses origines. En fouillant un peu dans mes anciens mails, j’ai pu retrouver un arbre généalogique auquel elle avait contribué quand j’étais en classe de quatrième : « tu vois ma petite fille, tu peux dire que ta grand-mère est une pure Younès de Tannourine » avait-elle écrit dans l’un de ses mails.

Mamie Aïda a quatre filles dont elle était plus que fière : Rita, l’aînée, suivie de Joumana, Jeanne et Hala.

Quant à ses petits-enfants, nous sommes maintenant neuf : Tania (l’aînée), Marc (l’homme de la famille), puis Léa (moi), Marie-Diane (la championne d’équitation), Albert (le beau garçon), Serena (la princesse), Maurice (le boxeur), Lauren (la coquine) et Gabriel qui n’aura pas eu la chance de connaitre sa grand-mère mais qui sait à quel point elle était extraordinaire.

Chacun avait sa relation particulière et privilégiée avec Mamie Aïda.

Mais Mamie Aïda n’était pas une grand-mère comme les autres. Loin de là.

Elle était probablement la seule grand-mère,
Active sur Instagram, Twitter et Facebook,
Elle était probablement la seule grand-mère,
Qui savait bien concilier sport et super look

En plus d’être très active sur les réseaux-sociaux, Mamie Aïda était hyper active dans nos vies :

Elle était probablement la seule grand-mère,
Qui pouvait emmener MD à l’équitation
Et en même temps, sans retard, elle allait fière,
Chercher Momo et Lauren à la natation

Mais Aïda avait aussi un cœur en or, elle s’occupait activement de l’Association BASSMA au Liban :

Elle était probablement la seule grand-mère,
Que tous les enfants du Liban adoraient,
En plus de nous gâter à Noël, ma grand-mère
Offrait des cadeaux aux plus pauvres et les comblait

En plus d’être dynamique la journée, Mamie Aïda était adepte des sorties nocturnes :

Elle était la seule grand-mère probablement, Que l’on retrouvait en train de danser déchainée,
Nous sommes très surement les seuls petits-enfants
Qui craignaient de rencontrer leur grand-mère en soirée !

Vous l’aurez compris, il est dur de résumer ma grand-mère à quelques vers mal construits. Mes cousins et moi envisageons de créer toute une section dans le dictionnaire. Ainsi, les mots aïdastique ou encore aïdasmagorique y feront leur entrée, tout en conservant les trémas sur le « i » : ma grand-mère y tenait beaucoup.

La leucémie de Mamie Aïda a été violente et brutale : le traitement aura duré 17 jours. Aïda s’est battue jusqu’au bout, toujours avec cette même joie de vivre, ce même courage, cette même détermination… et ce même sens de l’humour.

Sa force, son but dans la vie: mobiliser, unir, fédérer, toujours se battre. Alors aujourd’hui, continuons le combat d’Aïda et de milliers de jeunes : unissons-nous contre le cancer !

Léa Moukanas

Petite fille d’Aïda Younes Frangié aux côtés de Tania, Marc, Albert, Lauren, Marie-Diane, Serena, Maurice, Gabriel et fondatrice de l’Association Aïda