Cartes Postales à l’Hôpital

Chaque été, nous lançons l’opération Cartes Postales à l’Hôpital pour permettre à chacun d’entre vous d’écrire une carte à un enfant hospitalisé.

Il s’agit d’une action simple et très concrète qui vous permet de soutenir les jeunes à l’hôpital, même à des milliers de kilomètres de distance.

Cette opération est essentielle car elle permet aux enfants et aux adolescents hospitalisés de s’évader le temps d’une lecture.

Ils savent que l’on pense à eux, et notre objectif est qu’ils reçoivent des cartes des quatre coins du monde !

Rendez-vous le 15 juillet 2021 pour une nouvelle édition

Découvrez l’histoire de Rayan et de son frère Youness, qui ont découvert tous les jours des cartes postales cet été

Découvrez l’histoire de Rayan et de son frère Youness, qui ont découvert tous les jours des cartes postales cet été

Une casquette Spider-Man sur la tête, Rayan dévale les escaliers et ouvre au rez-de-chaussée sa petite boîte aux lettres « Basil & Victoria », du nom de personnages de bande dessinée. Le petit garçon de 7 ans trépigne et en viendrait presque à arracher l’enveloppe des mains de sa mère. Comme s’il manquait un peu de lumière parfois, et que celle-ci contenait un énorme rayon de soleil.

À voir sa tête en découvrant le contenu, elle en contient bien un. La missive a été envoyée de Normandie, par un enfant parti en vacances qui ne connaît pas Rayan et que Rayan ne connaît pas. C’est l’une des quinze cartes postales arrivées du monde entier ce vendredi matin à la Maison Ronald McDonald de Villejuif, une « bulle » qui accueille les familles d’enfants hospitalisés à Gustave Roussy (ex IGR). Mais aussi dès que c’est possible, les enfants eux-mêmes, soignés en ambulatoire.

Depuis la fin du mois de juillet, il arrive de plus en plus de cartes, 80 au total, et de loin parfois : de Guyane, de Colombie, d’Espagne, mais aussi de Bretagne, de Corse, du cap Ferret. « Tu connais ? Il y a de beaux paysages, de mer et de nature, a écrit Fabien depuis cet endroit à un enfant hospitalisé. J’espère que cette carte va te donner du courage pour que tu guérisses vite et que tu puisses voyager à ton tour ». Chaque jour, l’animatrice du lieu, Priscille, fait la lecture aux enfants qui ne savent pas encore lire.

Ce matin-là, le petit frère de Rayan, Youness, a pu lui aussi ouvrir une enveloppe, parmi toutes celles, réparties chaque matin dans une grande boîte par Augustine, chargée de l’accueil et du secrétariat de la Maison. « Les frères et sœurs aussi vivent la maladie », rappelle Emray Ilaf, la directrice adjointe de ce lieu qui vise notamment à ce qu’il n’y ait « pas de rupture du cercle familial ». D’autant que de nombreux enfants viennent de l’étranger pour se faire soigner ici, et leurs familles également.

« Il sort tout juste d’un rendez-vous en radiothérapie », explique ce jour-là la maman de Rayan, Nadia, avant de montrer délicatement les marques dans le dos du petit garçon soigné pour un cancer au cerveau. Il s’en est sorti, mais continue à être suivi. Il va faire sa rentrée à l’hôpital, où une « continuité scolaire » est maintenue. Avant de retrouver sa maison à Orléans fin septembre, comme sa maman, qui aura passé six mois à Villejuif.
« Les cartes je les garde toutes, j’en ai déjà un paquet comme ça », sourit Nadia en écartant largement ses mains. Sur la quinzaine de cartes arrivée ce jour-là, une est accompagnée de pin’s, une autre de jeux de coloriages, une autre est une carte pop-up qui fait apparaître un magnifique bateau. Toutes différentes, elles ont néanmoins ce point commun, quatre petits mots lumineux pour ces enfants, qu’on déchiffre entre les lignes ou le plus souvent écrits noir sur blanc : « Je pense à toi ».